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Performance par la Collaboration Intra et Inter Entreprises

#Performance #Collaborative -14 : Dépasser son égo. Oui mais lequel ?

Pratiquer (collectivement) son Altruisme ?

“L’égocentrisme pervertit et détruit l’élan de dépassement.”
[Paul Diel] Psychothérapeute français d’origine autrichienne (1893 -1972) connu pour avoir fondé la psychologie de la motivation

Difficulté de trouver un équilibre entre le Moi et les autres ?

Avoir un ego est tout à fait normal. Nous sommes des êtres humains avec des besoins et des désirs à satisfaire, et il serait tout à fait ridicule et préjudiciable pour nous-mêmes de nier cet état de fait. Tout un chacun cherche instinctivement à être heureux, et c’est bien naturel.

En même temps nous pouvons avoir tendance à privilégier le Moi aux dépends des autres, à se centrer sur nos intérêts, notre point de vue, notre analyse. C’est un stade naturel et nécessaire de l’enfance, mais qui, dans un développement épanouissant, peut considérablement s’estomper. Les égoïstes, égocentriques et égotiques sont donc probablement de grands enfants…

Un individu construit sa propre perception du monde et sa propre échelle de valeurs à partir des influences reçues de l’extérieur (éducation des parents, enseignements scolaires, milieu socioculturel, etc.), ainsi, aucun individu n’est jamais exposé exactement aux mêmes influences, et chacun se forge son propre référentiel.

Ne pas confondre égocentrisme et égoïsme…

Égoïsme

Égoïste : celui qui privilégie ses intérêts, sans se soucier d’autrui.

L’égoïsme consiste à s’aimer plus que les autres.
L’égoïsme est assimilé à un manque de respect, qui est finalement une insuffisance de la conscience de l’existence de l’autre et de ses besoins propres, différents des nôtres et parfois incompatibles.
L’égoïsme est la manière dont un individu réagit aux stimuli extérieurs. qui consiste à avoir tendance à privilégier son intérêt propre aux dépens d’autrui.
L’égoïsme est un repli individualiste, qui fait penser : « Moi d’abord ! »
L’égoïsme, est ordinairement considéré comme un défaut.

L’égoïsme se rapproche parfois de l’individualisme lorsque ce dernier terme est entendu de façon populaire et préjorative.

Individualisme

Individualiste : celui qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur de l’individu par rapport à ceux du groupe.

L’individualisme prône l’autonomie individuelle face aux diverses institutions qui exercent sur lui de multiples pressions.
L’individualisme repose sur deux principes :

  • la liberté individuelle, ou le droit de se préoccuper en premier lieu de la condition des individus de la société avant la condition de la société elle-même
  • l’autonomie morale : chaque individu se doit de mener une réflexion individuelle, sans que ses opinions soient dictées par un quelconque groupe social.

Ne pas confondre individualisme et égoïsme. Contrairement à la compréhension populaire, ce n’est que péjorativement que l’individualisme peut se rapprocher de l’égoïsme et se définir comme une tendance à ne vivre que pour soi.

A l’opposé de l’égoïsme se trouve, de l’altruisme.

Altruisme

L’altruiste : celui qui s’intéresse et se dévoue pour autrui.

L’altruisme est la manière dont un individu réagit aux stimuli extérieurs. qui consiste à avoir  des actes n’ayant pas d’avantages apparents pour l’individu qui les exécute mais qui sont bénéfiques à d’autres individus. Chez l’Homme il peut désigner un amour désintéressé d’autrui, c’est-à-dire le souhait qu’autrui trouve le bonheur et la générosité n’attendant rien en retour.

Ce terme est parfois employé dans le sens d’empathie ou plus souvent dans le simple sens de générosité. Il est peut-être décrit par l’éthique de réciprocité.

Questions posées par l’altruisme.

La possibilité d’une action pleinement désintéressée est mise en question. Dans un tel contexte, les frontières entre les notions d’égoïsme et d’altruisme peuvent être interrogées. Une critique fondamentale adressée à l’altruisme consiste à dire que si cela apporte du bonheur à la personne qui effectue un acte altruiste, alors cela lui profite et donc cela est égoïste. Cette critique revient à confondre le bonheur personnel ayant un effet positif sur autrui et le bonheur personnel au détriment d’autrui.

L’altruisme dans le business ?

L’altruisme peut paraitre quasiment inimaginable dans le business. Il peut sembler incompatible avec la recherche du profit d’une société commerciale. L’entreprise cherchant surtout des relations client-fournisseur pérennes. Pour cela, il faut qu’il y ait des gains pour le client et le fournisseur. Ce sont donc des relations de donnant-donnant qui favorisent un nombre restreints d’agents économiques.
Cependant, la pression ou le choix des consommateurs (B2C) et en conséquence des clients (B2B) et surtout des actionnaires (RSE) pour des modes de productions biologiques, équitables ou respectueuses de l’environnement, et comportements éthiques peuvent infléchir les stratégies, attentions et comportements….
L’entreprise deviendrait-elle Altruiste ?

Égocentrisme

L’égocentrique : celui qui a tendance à ramener tout à lui-même, à se sentir le centre du monde

Celui qui est centré sur soi, qui n’envisage la réalité de son environnement qu’avec son point de vue.
Contrairement à l’égoïste qui ne fait aucun cas des autres, l’égocentrique a besoin du regard des autres. Il pense être la cause de leur bonheur ou de leur malheur.
L’égocentrisme est une prise de conscience qui fait penser : « Moi aussi !« .
L’égocentrisme suppose d’avoir une bonne connaissance de qui  l’on est et de ce qu’on éprouve, en se respectant. Dès lors, il devient possible de s’orienter en fonction de ce que l’on sent, y compris quand on se dévoue aux autres, et cela sans sacrifices.

L’égocentrique se préoccupe avant tout de sa personne et pense qu’il est la première préoccupation des autres. Contrairement à l’égoïste, l’égocentriste ne consiste pas à s’aimer plus que les autres mais plutôt à aimer le regard des autres sans s’aimer véritablement.

L’égocentrique ne s’aime pas tel qu’il est mais tel qu’il paraît aux autres, il pense être la seule cause du bonheur ou du malheur des autres, il peut se prendre pour le sauveur, le tyran ou le martyr de ceux qui l’entourent. L’égocentrisme diffère paradoxalement en cela de l’égoïsme.
L’égocentrique se soucie énormément des autres (sans pour autant les aimer) puisqu’il s’estime selon le regard et le jugement des autres.

Le développement de l’égocentrisme durant la jeune enfance :

Pour Jean Piaget l’égocentrisme est un stade normal du développement de l’enfant qui perçoit le monde à partir de son propre point de vue. Ce point de vue psychologique développemental est dénué d’aspect péjoratif. Pour Piaget, un enfant ne peut se décentrer, faire preuve d’altruisme qu’à partir du moment où il sait distinguer ce qui est « de » et « à » lui de ce qui est à autrui.
Pour Jean Jacques Menestrel, l’égocentrisme est un processus intelligent qui amène vers un amour propre de soi renforcé et naturel. Les personnes complexées passent beaucoup de temps à s’observer et pensent que le reste du monde les observe également.

Mais également durant l’adolescence :

David Elkind  est l’un des premiers chercheurs à avoir découvert la présence de l’égocentrisme durant l’adolescence et à la fin de l’adolescence. Il explique que « le jeune adolescent, des suites de changements psychologiques, se centre principalement sur ses propres intérêts. Il ne réussit pas à différencier ce que les autres pensent de lui et ses propres pensées de lui-même, et croit que les autres se centrent sur son apparence et sa conduite. » Cette explication montre que l’adolescent est égocentrique car il n’arrive pas à s’identifier auprès des autres.
Pour lui, il existe différentes manifestations de l’égocentrisme : illusion d’invincibilité, fabulations personnelles, conscience de soi excessive, propension à l’argumentation

Y aurait-il des personnes ayant ce comportement dans votre environnement professionnel ?

L’égocentrisme se rapproche également de la mégalomanie et du narcissisme.

Égotisme

Égotique : celui qui s’adonne au culte du Moi, qui parle toujours de lui.

Ce terme a été employé par Stendhal pour désigner les écrivains qui consacrent la majorité de leur œuvre à analyser leur propre personne.
L’égotique est une prise de conscience sélective qui fait penser : « Moi Je !« .
L’égotique se distingue du narcissique, qui se voue une admiration qui passe par une survalorisation de soi, et une dévalorisation des autres.

Narcissisme

Le narcissisme est une « admiration de soi-même, attention exclusive portée à soi » synonyme d’égotisme et selon son sens psychanalytique, une « fixation affective à soi-même ». Le mot dérive de Narcisse, jeune homme qui, d’après la mythologie grecque, serait tombé amoureux de son reflet dans l’eau au point d’en mourir.

Le narcissisme peut-être compris comme le fondement de la confiance en soi. Lorsqu’il est défaillant, le terme peut désigner l’importance excessive accordée à l’image de soi

Le trouble de la personnalité narcissique est un trouble de la personnalité1 dans lequel un individu se manifeste par le besoin excessif d’être admiré, et par un manque d’empathie.

Les symptômes apparaissent au début de l’âge adulte. Le sujet narcissique recherche une gratification en lui-même, et s’attache peu au jugement des autres, est très focalisé sur ses problèmes d’adéquation personnelle, de puissance et de prestige.

Cette condition affecte 1 % de la population.

Dans votre entreprise, où sont-ils ?

… du coup, comment  faire pour Oser-Collaborer ?

 

« Egocentrism perverted and destroyed the drive to surpass. »
[Paul Diel]

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